Frigo écolo. Voilà un produit original et utile que j’aurais aimé vendre (via Ecofriend). Il s’agit de la remise au « goût du jour » d’un moyen ancestral de conservation des denrées alimentaires.

Dans sa version originelle, imaginée en Afrique, cette glacière verte utilise les propriétés thermodynamiques de la terre et de l’eau pour en faire un vrai garde-manger : l’effet de refroidissement est produit à partir de l’évaporation de l’eau contenue dans la terre humidifiée. Les fruits et légumes sont entreposés dans un premier récipient et simplement recouverts d’un linge qui retient la fraîcheur produite. Ce récipient est séparé de son jumeau plus grand par une couche de terre mouillée.

Dans sa version plastique « actuelle », la terre est remplacée par de la mousse de verre recyclée et le tout surmonté d’un couvercle, plastifié lui aussi. Pas de consommation électrique et des fruits et légumes qui restent frais (ce système détruirait même, d’après l’article source, les micro-organismes nuisibles).

Lecteurs et lectrices, une idée sur le nom de ce frigo africain ? En connaîtriez-vous d’autres versions locales ?
(attention, ce n’est pas une devinette, je ne sais vraiment pas comment cela s’appelle à l’origine… ça aurait d’ailleurs été sympa d’en garder le nom pour nommer cette nouvelle création !)
Huiles végétales et huiles estérifiées. On m’a prêté dernièrement le livre de la journaliste Rita Stiens La vérité sur les cosmétiques naturels (qui fait suite à La vérité sur les cosmétiques) et j’en ai achevé la lecture la semaine passée. Très abordable pour des non-spécialistes, ce livre est très riche en enseignements sur les compositions des produits cosmétiques, les fameux INCI (International Nomenclature of Cosmetic Ingredients) et la façon d’utiliser cette nomenclature pour lire les étiquettes des produits vendus comme naturels. A l’aide du décryptage que permet ces INCI, j’en ai aussi beaucoup appris sur les huiles végétales comme l’huile d’olive, d’amande douce, de noisette, d’argan, de jojoba, de chanvre, etc. et ce qui est actuellement utilisé en remplacement de celles-ci : les huiles estérifiées… qui n’ont plus d’huile que le nom !
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Les huiles estérifiées sont en fait un dérivé des huiles végétales naturelles, créées par manipulation en laboratoire. Ces manipulations dissocient les huiles végétales pures en extrayant les acides gras puis les associent à de la glycérine ou des alcools le plus souvent.
Comment reconnaître ces huiles estérifiées ? A leurs noms : Caprylic Capric Triglyceride, Coco Caprylate Caprate, Oleyl Erucate, Oleyl Linoleate, Decyl Oleate. Ces huiles estérifiées sont bien trompeuses en ce qu’elles donnent un effet de douceur à la peau alors qu’elles ont perdu tout leur potentiel et leurs effets bénéfiques sur la peau par les manipulations dont elles ont fait l’objet. Ce sont donc des « huiles nouvelles » qui ont perdu beaucoup de leurs principes actifs.
Elles ne sont pas dangereuses pour autant comme le sont les parabens mais simplement bien moins efficaces que les huiles végétales naturelles et pures.
Quelles sont ces huiles végétales naturelles ? En voici une liste non exhaustive qui permet de se repérer dans les étiquettes de cosmétiques, savonnerie comprise.
Aloe Vera -Aloe barbadensis
Amande Douce -Prunus dulcis
Argan -Argania spinosa
Arnica –Arnica montana
Avocat -Persea gratissima
Baobab -Adansonia digitata L.
Bellis –Bellis perennis
Bourrache -Borrago officinalis
Calendula –Calendula officinalis
Calophylle Inophyle -Calphyllum inophylum
Carotte –Daucus carota
Chanvre -Cannabis sativa
Coco -Cocos nucifera
Coton -Gossypium
Figuier de Barbarie -Opuntia tuna
Germes de Blé -Triticum vulgare
Jojoba -Simmondsia chinensis
Macadamia -Macadamia ternifolia
Melon du Kalahari -Citrullus vulgaris
Millepertuis –Hypericum perforatum
Monoï de Tahiti -Gardenia tahitensis
Neem -Melia azadirach L.
Nigelle -Nigella sativa L.
Noisette -Corylus avellana
Noyaux d’Abricot -Prunus armeniaca
Olive -Olea europaea
Onagre -Oenothera biennis
Pépins de Framboise -Rubus idaeus
Pépins de Raisin -Vitis vinifera
Ricin –Ricinus communis
Rose musquée -Rosa rubiginosa
Sésame -Sesamum indicum
Vanille -Vanilla planifolia
Karité – butyrospermum parkii
Du coup, j’ai pu me pencher sur les étiquettes des huiles que je vends sur la boutique et en voici le résultat :
Huile de nigelle – Massage, 80 ml.
Composition : huile de nigelle. INCI : Nigella Sativa.
Huile de figue de Barbarie, 80 ml.
Composition : huile de figue de Barbarie. INCI : Opuntia ficus indica.
Huile sensuelle de Massage, 80 ml.
Composition : huile d’olive, huile de laurier, huile de nigelle. INCI : Olea europea, Laurus Nobilis, Nigella Sativa, Sesamum indicum, Prunus dulcis.
[A noter ici que la composition INCI est plus complète que la composition vulgarisée, ce qui est souvent le cas. On peut notamment y reconnaître Sesamum indicum -l'huile de sésame et Prunus dulcis -l'huile d'amande douce].
En comparant avec le lait corporel à l’huile de sésame et huile de camomille, on constate une grande différence de composition. Tandis que les huiles proposées ci-dessus sont toutes naturelles et vierges (non-raffinées), il y a des ajouts dans un lait (je le mets intentionnellement en avant et en toute transparence). Jugez-en plutôt :
Lait corporel à l’huile de sésame et huile de camomille, 80 ml.
Composition : huile d’olive, huile de baies de laurier, huile de sésame, huile camomille, huile d’amande douce.
INCI : Olea Europaea, Laurus Nobilis, sesamum indicum, chamomilla recutica, prunus dulcis, cera alba, cetyl alcohol, glycerin, aqua.
Néanmoins, tous les produits sus-cités, y compris le lait sont fabriqués sans colorant ni parfum de synthèse, sans matière d’origine animale. Les produits ne sont pas testés sur les animaux.
Et je ne peux que vous recommander la lecture de cette page du site de la journaliste Rita Stiens qui procède à un comparatif de plusieurs produits cosmétiques de luxe (huiles « bio » pour le corps) et au décryptage de leurs étiquettes.
Et vous, que lisez-vous sur vos étiquettes ?
Swap commercial de cartes de visite. Nous avons commencé un swap de cartes de visite/flyers A5 entre différents commerçants/bloggueurs/sites. A la lecture de vos réactions ici et sur Facebook concernant leur impression, je me demandais s’il ne serait pas intéressant de demander des devis de groupe à quelques imprimeurs tout en associant à cette démarche groupée une motivation écologique (j’aimerais vraiment que ma Charte écologique se précise) ?
-un gain financier : on espère obtenir de meilleurs prix quand on s’y met à 10 pour… je ne sais pas… 10*200 cartes, soit 2000 cartes au bas mot, plutôt qu’avec ses 100 ou 200 cartes tout seul ;
-un gain de temps : je me propose de demander des devis, de vous informer des prix proposés et de gérer la relation avec l’imprimeur directement ;
-une assurance de qualité : l’imprimeur Easyflyer qui possède un blog, un site, très complet pour commander facilement en ligne, un compte twitter, etc., ce qui devrait toutes et tous nous satisfaire, non ?
-un geste de plus pour la planète en choisissant ensemble un imprimeur engagé ;
-un encouragement à des pratiques sérieuses et honnêtes : pour éviter celles qui sont décrites dans les commentaires d’un article précédent sur le sujet (déboires avec Ooprint, déception avec Vistaprint…).

-une commande « importante » (terme à relativiser, hein, je n’ai aucune idée de ce que peut représenter une commande moyenne dans ce milieu) : en tous les cas une commande plus importante que pour un simple particulier ;
-un interlocuteur unique pour une dizaine de participants : cet interlocuteur ce serait moi
-quelques backlinks vers son site/blog (avec un petit article par exemple… toujours sympa pour le référencement et pour se faire connaître auprès de nouveaux clients)
-des clients fidèles… ben oui, dès que j’aurais trouvé un fournisseur écolo avec toutes les qualités ci-dessus énumérées… j’y reste !!!
Avez-vous déjà un imprimeur attitré ? Si non, êtes-vous prêts et prêtes à en changer pour un super-imprimeur-écolo-aux prix corrects ?
Si vous êtes intéressé(e)s, que vous participiez au swap ou non, contactez-moi à :
contact [at] dazahid . com
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Nous sommes 3 pour cette commande
Total de cartes de visite : 1000
Total de flyers : 2000 (prévus pour une commande en janvier)
Autres : 250 – étiquettes
500 + 500 autocollants 35×30 mm
500 autocollants 75×40 mm
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La ronde du net solidaire. Le blog Dites-le avec Zahid est, vous le savez, axé sur la création et le développement de ce petit e-commerce éthique, solidaire et écolo qui est encore tout jeune sur la toile.
Nous sommes présents notamment sur Twitter (@DAZahid), et c’est par ce biais que nous apparaissons aujourd’hui sur la carte des sites solidaires du net français créée par Olozim/le Blog du solidaire.

Si vous souhaitez apparaître sur cette carte, faire connaître votre engagement ou mieux connaître leurs actions, vous pouvez les contacter ou les ajouter à vos followings sur Twitter (@BlogDuSolidaire)… sinon, vous pouvez leur donner un coup de pouce en répondant à trois petites questions avant de visionner cette fameuse carte 1280×800px en pdf ou jpeg.
Fraîche et verte, entière séchée, grillée, effilée, pilée, sous la forme de purée ou de lait… qui sait réellement d’où vient l’amande et le chemin qu’elle a parcouru pour parvenir jusqu’à nos palais ?
Qui, en se servant d’un kilo d’amandes sous plastique transparent, se soucie de son mode de récolte, de son terroir, de l’utilisation ou non de produits chimiques de traitement pour sa production ?
Qui sait quels sont les moyens humains mis en oeuvre pour qu’elles arrivent dans nos assiettes ?
Qui s’est demandé si les agriculteurs qui les produisent, de l’autre côté de la Méditerranée, étaient rémunérés pour leur travail à juste valeur ? Qui se préoccupe de savoir s’ils peuvent faire vivre leur famille décemment avec l’argent qu’on leur verse pour ces délicieuses graines oléagineuses ?
Je ne le savais pas… jusqu’à ma rencontre avec l’ensemble de la famille B. en 2003.

Pour qu’on ne puisse plus dire « qu’on ne savait pas »… petit retour en arrière, début juillet 2009, où nous partons encore une fois pour la Tunisie, pays où la culture de l’amandier remonte aux comptoirs phéniciens de Carthage. La principale zone de culture de l’amandier est aujourd’hui la région de Sfax, au Centre-Est du pays, qui couvre plus de la moitié des plantations. Dans cette zone, l’amandier est cultivé comme espèce fruitière principale mais beaucoup de petits agriculteurs l’associent en intercalaire avec l’olivier. Son importance économique est capitale pour le pays (1) et pour cette région agricole aux hivers doux ou chauds et aux étés tempérés par l’influence maritime.
Zoomons encore un peu plus sur la région où nous avons suivi et participé à une récolte d’amandes en juillet 2009, dans l’arrière-pays rural de Sfax, vers le Sud sur la route de Gabès.

Nous avons suivi la famille Bougatef qui compte plus de 200 personnes installées dans un village rural où l’on accède par des pistes ensablées. Ce sont de petits agriculteurs qui ont commencé la plantation de leurs premiers amandiers, en famille, dans les années 1970. A cette époque, les Bougatef habitent le Kyib, sorte de maison de paille qui « survit » jusqu’à aujourd’hui et qui est utilisée comme « pièce supplémentaire » dans les familles les plus pauvres.

Le Kyib tunisien, maison ancienne de bois et de paille
Chaque famille possède aujourd’hui de quelques dizaines de pieds à plus de 300 pour les plus favorisés d’entre-eux, ceux, retraités, « revenus » de France. et ayant transmis ce patrimoine à leur famille. Leurs vergers sont les plus traditionnels, avec une superficie moyenne d’exploitation très réduite et souvent inférieure à 1 hectare. L’amandier y est cultivé en association avec d’autres espèces fruitières (pêcher, raisin, poirier, pommier). Ici ce sont principalement les variétés Mazzetto (encore appelée Tuono) et Zaaf qui sont plantées en culture associée avec l’olivier parce qu’elles se mettent rapidement à fruit et sont très productives (2).

Association amandier-olivier-raisin
La saison de récolte de la famille Bougatef débute fin juin et s’étend jusqu’au mois d’août, durant la période la plus chaude de l’année. La famille part au grand complet, en charrette le plus souvent, parfois en tracteur ou en 404, aux heures les plus fraîches de la journée. Le plus souvent à l’aube, vers 4 heures 30 et jusqu’à 9 heures du matin, les fruits de chaque pied sont récoltés manuellement par secouement des troncs et des branches. Les fruits tombent sur des bâches préalablement posées autour de chaque tronc. Elles sont ensuite ramassées et rassemblées dans des sacs de jute.
Dans cet intervalle de temps, une famille de 5 personnes peut procéder à la récolte de 4 à 10 arbres, selon l’importance de la production de chaque pied (5 Kg pour les plus jeunes et de 25 Kg pour les plus âgés, avec un rendement net final en amandes de 2 à 11 Kg par arbre, c’est-à-dire une fois peau et coque retirées du fruit de départ) (3).

Récolte sur un petit amandier de moins de 5 ans
La famille rentre ensuite chez elle pour ôter la peau verte recouvrant l’amandon, travail qui s’étirera sur la matinée et une partie de l’après-midi et de la soirée. Ces peaux sont ensuite soigneusement gardées pour nourrir les moutons et chèvres élevées par certaines familles.
Les amandons (amandes dans leur coque) sont ensuite réparties en différents tas triés selon leur variété et mis à sécher quelques jours sur les terrasses de chaque famille. Ils sont ensuite remis en sacs et entreposés pour la vente en fin de saison ou décortiqués, à la main, pour ôter la coque. Cette coque est ensuite utilisée comme bois d’allumage pour les feux (fabrication du pain, cuisson de plats traditionnels, et alimentation de poêles en hiver). En fin d’après-midi, pendant que les femmes continuent le travail de décortiquage parallèlement à la préparation des repas, les hommes de la famille retournent sur les plantations pour une seconde session de récolte journalière.

Les peaux vertes sont enlevées

Première transformation manuelle : Amande à peau verte -> Amande en coque

Séchage des amandons

La peau verte de l'amande nourrit le petit bétail
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(1) Les agriculteurs tunisiens produisent environ 2 à 3 % de la production mondiale d’amandes, soit 40 à 50 000 tonnes chaque année (Données de FAOSTAT, FAO).
(2) Les variétés locales d’amandes de Sfax (principalement Achaak, Ksontini, Mazzetto ainsi que l’ancienne variété Zaaf) ont été sélectionnées pour leur adaptation au climat et leur faible besoin au froid.
(3) Selon la variété d’amande considéré, 1 Kg de fruits bruts récoltés avec peau verte et coque, donnera, après décortiquage, de 360 à 460 grammes d’amandes.
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