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Le financement d’une création d’entreprise est souvent le sujet le plus délicat pour un musulman porteur de projet. Nous avions évoqué précédemment deux premières solutions : celle des Business Angels et celle des organismes de finance solidaire. Voyons aujourd’hui une troisième alternative, très récente, celles des investisseurs privés recherchant des solutions « sharia-compatibles » ou « sharia-compliant« .

Un groupe de travail sur le Capital Risque

De façon générale, depuis près de 4 ans, l’Aidimm (Association d’Innovation pour le Développement économique et IMMobilier) travaille à la recherche et à la proposition d’alternatives au crédit bancaire classique basé sur l’endettement et le taux d’intérêt. Elle s’investit également activement dans la promotion du développement économique en menant des réflexions sur les solutions de placement, d’épargne et d’investissement respectant un cahier des charges conforme à la Sharia. Dans ce cadre, Aidimm a mis en place un groupe de travail sur le Capital Risque favorisant le rapprochement et les synergies entre investisseurs et entrepreneurs tout en leur proposant, lors d’ateliers, de comprendre et d’appréhender les solutions proposées la finance islamique.

L’appel à candidatures de CapitalRizQ

Depuis plusieurs mois, le groupe CapitalRizQ a pour objectif de générer une dynamique de l’entrepreneuriat et de l’investissement solidaire. Pour cela il lance un appel à tous les porteurs de projets recherchant un financement et tout investisseur en panne de solution d’investissement répondant à leurs exigences religieuses respectives. Les ateliers proposés sont destinés à créer des opportunités de rencontres avec des investisseurs et des entrepreneurs impliqués dans la même démarche et réellement soucieux de trouver un équilibre entre certains aspects pratiques de leur foi et leur épargne.

Que vous soyez investisseur, porteur d’un projet professionnel ou chef d’entreprise à la recherche d’un financement « halal », je vous invite à contacter et rencontrer l’équipe Capital-RizQ d’Aidimm. Vous pouvez obtenir plus d’informations ici ou leur écrire par mail à l’adresse capitalrizq@aidimm.com

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Pour le financement de son projet d’entreprise, nous avions déjà évoqué les clubs de Business Angels. Cependant, il existe bien d’autres alternatives pour les créateurs d’entreprises en panne d’argent, notamment les clubs d’épargne et d’investissement solidaires.

Depuis bientôt 26 ans, la Fédération des CIGALES, association de loi 1901, agréée entreprise solidaire, jeunesse et éducation populaire, favorise le partenariat entre les réseaux d’aide à la création d’entreprise et de financements solidaires, notamment ceux dont elle a été à l’origine, comme Garrigue qui complète le dispositif d’apport en fonds propres aux entreprises mis en oeuvre par les CIGALES. Orientée social et développement durable, Garrigue, créée en 1985, est donc la première société de capital risque solidaire. Avec l’aide de ses sociétaires, elle accompagne financièrement des entreprises en création ou en développement dans le domaine des énergies, du commerce bio et équitable, de l’environnement mais aussi et surtout au niveau de l’insertion et du développement local.

Très connue également, la NEF (Nouvelle Économie Fraternelle), coopérative de finances solidaires depuis 1988,  travaille à la fois à la collecte d’épargne et de crédit dans le cadre d’un agrément de la Banque de France. L’épargne, collectée sur des comptes de dépôts à terme ou sur des comptes courants est déposée par des particuliers, des associations et des entreprises, et permet de soutenir la création et le développement d’activités professionnelles et associatives à des fins d’utilité sociale et environnementale.

La crise actuelle où le système bancaire tend à limiter les crédits, est donc l’occasion de (re)mettre  à l’honneur les modèles coopératifs dans la recherche de solutions de financement pour les laissé(e)s-pour-comptes du système bancaire traditionnel.

Et vous, comment avez-vous financé votre projet ?

S’il y a bien une épreuve délicate dans un projet de création par laquelle je n’aurais pas à passer -et qui semble parfois ardue à en lire les blogs d’e-entrepreneurs passés par là-, c’est bien celle de la recherche du banquier.

Je dispose de fonds personnels suffisants pour créer ma petite activité d’e-commerce… pas des dizaines de milles non plus, m’enfin suffisamment pour envisager une création d’entreprise qui ne requiert pas le passage par la case « prêt » (à intérêts donc), système financier -malsain s’il en est- auquel je n’adhère pas.

A me lire, certains me diront : « mais comment cela ? Ça existe des gens qui peuvent se passer de ce système ? ».

Et bien oui, je fais partie de ces personnes qui accepteront d’être en location dans leur logement toute leur vie si d’autres alternatives financières plus éthiques ne voient pas le jour. Et je ne m’en porte pas plus mal, au contraire.

Cette création d’entreprise est donc tout à fait sereine de ce point de vue-là et la page « emprunts » de mon prévisionnel restera vide, à mon grand soulagement.

Mes autres articles sur le sujet :

Financer la création de sa PME sans recourir au prêt à intérêts (1)

Financer la création de sa PME sans recourir au prêt à intérêts (2)

Financer la création de sa PME sans recourir au prêt à intérêts (3)

02 Shawwal 1431

Vendredi 10 Septembre 2010

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