DAZAHID * Dites-le avec Zahid
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Entreprendre autrement. Le chef d’entreprise musulman sait-il toujours, pour que ses activités et gains soient licites, quelles sont les règles et quels sont les devoirs du croyant en matière de gestion d’une entreprise ?  Pour ce qui est du commerce particulièrement, un point m’a interpelée récemment dans une lecture :

Vendre ce que l’on ne possède pas

[...] un acheteur se présente chez un commerçant et lui demande un produit particulier qu’il n’a pas en stock. Il conclut (néanmoins) le contrat, le prix, les conditions de paiement comptant ou à crédit, tandis que ni le vendeur, ni l’acheteur ne possède encore le produit. Ensuite, le commerçant va acheter le produit et le livre à l’acheteur [...].

Ce genre de vente est interdit et pourquoi ? Parce qu’il [le commerçant] a vendu ce qu’il ne possède pas et il l’a vendu avant qu’il ne l’acquière.

[...]

Celui qui veut vendre une chose doit se la procurer et la ramener dans son magasin, son dépôt, son entrepôt, sa salle d’exposition de voitures ou sa librairie… La marchandise doit être disponible chez lui. Ensuite, si des acheteurs intéressés se présentent, il leur vend comptant ou à crédit.

le Commerce et ses interdits en islam, de Cheikh Sâlih F. A. Al Fawzân. Editions Anas, p.32.

Il peut en effet arriver au commerçant d’être sollicité par des clients pour des quantités d’un article plus importantes que ce dont il dispose dans son stock. De même, dans les formules d’e-boutiques actuelles, il est possible de mettre en place une fonction de confirmation d’une commande alors même que le stock est épuisé. Le commerçant propose alors souvent la livraison dudit produit dans un second colis après un réapprovisionnement ultérieur ou la commande immédiate de l’article auprès du fournisseur (et l’envoi au client). D’après ce que je comprends de ce passage, ne seraient licites pour le commerçant musulman  que :

-le remboursement du produit qui n’est pas en stock ;

-le remplacement, après accord du client, du produit manquant par un produit équivalent.

Et vous, comment procédez-vous ?

***

Pour en savoir plus sur les autres thèmes relatifs à au commerce et à l’entrepreneuriat, on peut  :

-se référer au Sahih d’Al-Boukhâri, du livre 34 intitulé « Le livre des transations commerciales » (hadîth 2047 à hadîth 2238) au livre 47 « Le livre des associations » (hadîth 2483 à hadîth 2507) [Tome 2, éditions Al Qalam].

-se rendre à une série de sessions d’information et de formation organisées par le SPMF (Synergie des Professionnels Musulmans de France) dont la prochaine a lieu à Stains, le 13 février prochain de 13h30 à 18h00 sur le thème :

L’ETHIQUE DES AFFAIRES EN ISLAM

éthique des affaires en islam_affiche

Intervenants : AIDIMM – ACERFI

Parler d’éthique en affaires et en entreprise semble être une absurdité pour certains, de par l’idée admise selon laquelle le monde des affaires n’obéirait qu’à la loi du profit. On oppose souvent éthique,  gain et intérêt.

Toutefois, en islam, éthique et affaires vont de pair. Ces notions et principes sont interdépendants.

Sans le respect de l’éthique islamique des affaires, l’entreprise du dirigeant de confession musulmane se trouve positionnée dans une situation de risques : risques vis-à-vis d’une clientèle de consommateurs musulmans de plus en plus sensibilisée à cette question d’éthique  mais aussi risques vis-à-vis du Très Haut dans le non respect de Ses commandements.

Aujourd’hui, se dire entrepreneur de confession musulmane, c’est mettre tout en œuvre pour entreprendre autrement et conformément aux principes de sa confession.

C’est pourquoi, le SPMF a jugé nécessaire d’organiser une formation le 13 février prochain sur la thématique de « l’éthique des affaires en Islam ».

Cette formation d’une importance capitale pour nos entrepreneurs et animés par les professionnels de l’ACERFI et de l’AIDIMM, vous donnera, en un après midi, toutes les clés de compréhension de cette question qu’est l’éthique islamique des affaires.

Cette formation s’adresse à tout entrepreneur quelque soit sa profession mais également aux porteurs de projets qui souhaitent se former sur cette question avant la création de leur entreprise.

Vous avez la possibilité de vous inscrire en ligne via le lien suivant :

https://spreadsheets.google.com/viewform?formkey=dF9kR29qMFB1MUEtWnZ0dkdQTy0zY3c6MA

ou en contactant Souad par téléphone au 08 11 03 20 50

En espérant vous compter nombreux parmi nous.

Nos salutations les plus fraternelles

Habib DJEDJIK, Président

livres

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Le e-commerçant, comme tout autre commerçant par ailleurs, à la charge de se tenir au courant de la législation relative à son activité et surtout de l‘évolution de celle-ci. Le musulman a, en plus,  l’obligation religieuse et morale de s’instruire au sujet des règles du commerce et des transactions selon les règles islamiques en la matière. Déjà, durant le second califat (634-644), ‘Omar Ibn al-Khattāb (ra) imposait aux commerçants une formation sur les pratiques commerciales islamiques avant d’être autorisés à exercer une activité sur le marché public :

« Ne peuvent vendre dans nos bazars que ceux qui connaissent les règles de leur religion » (Sharhu-s-sounnah).


Qu’est-ce qui est licite et illicite ?

Quels sont les produits ou activités prohibés et/ou autorisés ?

Quelles sont les règles relatives à chaque type de transactions commerciales ?

Quels sont les droits du vendeur et de l’acheteur ?

Quels sont les droits de l’employeur et de l’employé ?

Évidemment, cela ne saurait se résumer en un seul article. Nous entamons donc bi-idhniLlâh une série de textes sur le sujet où nous prendrons le temps de faire des compte-rendus ou de rapporter simplement les points cruciaux issus de nos lectures sur le sujet. N’étant absolument pas compétents pour répondre aux questions sur le sujet ou développer les pratiques islamiques en matière de commerce, nous nous accorderons le droit de renvoyer le lecteur vers des sites et articles rédigés par des personnes compétentes.

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Le financement d’une création d’entreprise est souvent le sujet le plus délicat pour un musulman porteur de projet. Nous avions évoqué précédemment deux premières solutions : celle des Business Angels et celle des organismes de finance solidaire. Voyons aujourd’hui une troisième alternative, très récente, celles des investisseurs privés recherchant des solutions « sharia-compatibles » ou « sharia-compliant« .

Un groupe de travail sur le Capital Risque

De façon générale, depuis près de 4 ans, l’Aidimm (Association d’Innovation pour le Développement économique et IMMobilier) travaille à la recherche et à la proposition d’alternatives au crédit bancaire classique basé sur l’endettement et le taux d’intérêt. Elle s’investit également activement dans la promotion du développement économique en menant des réflexions sur les solutions de placement, d’épargne et d’investissement respectant un cahier des charges conforme à la Sharia. Dans ce cadre, Aidimm a mis en place un groupe de travail sur le Capital Risque favorisant le rapprochement et les synergies entre investisseurs et entrepreneurs tout en leur proposant, lors d’ateliers, de comprendre et d’appréhender les solutions proposées la finance islamique.

L’appel à candidatures de CapitalRizQ

Depuis plusieurs mois, le groupe CapitalRizQ a pour objectif de générer une dynamique de l’entrepreneuriat et de l’investissement solidaire. Pour cela il lance un appel à tous les porteurs de projets recherchant un financement et tout investisseur en panne de solution d’investissement répondant à leurs exigences religieuses respectives. Les ateliers proposés sont destinés à créer des opportunités de rencontres avec des investisseurs et des entrepreneurs impliqués dans la même démarche et réellement soucieux de trouver un équilibre entre certains aspects pratiques de leur foi et leur épargne.

Que vous soyez investisseur, porteur d’un projet professionnel ou chef d’entreprise à la recherche d’un financement « halal », je vous invite à contacter et rencontrer l’équipe Capital-RizQ d’Aidimm. Vous pouvez obtenir plus d’informations ici ou leur écrire par mail à l’adresse capitalrizq@aidimm.com

… c’est pour vous dire que vous êtes bien inscrit au Répertoire des Entreprises et des Établissements.

Je suis donc officiellement auto-entrepreneur, al hamduliLlâh. Eh bien, les choses sérieuses vont pouvoir commencer :

-l’ouverture d’un compte pro au CIC : sans forfait, sans carte ni chéquier pour commencer. Je fais au plus simple et je verrai comment ajuster à mes besoins par la suite ;

-la première partie du paiement du site marchand… le restant à la livraison, c’est-à-dire d’ici, euh, trois semaines. Déjà ?

Oui, déjà !!!

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Le succès du nouveau statut d’auto-entrepreneur est aussi impressionnant qu’inattendu et il suffit de se rendre sur le forum du site auto-entrepreneur.fr pour s’en persuader : étudiant, salarié, retraité ou en recherche d’emploi, l’auto-entrepreneuriat leur permet de créer très simplement une activité indépendante.

30% seulement de femmes auto-entrepreneurs

Tandis que 200 000 créations d’entreprises sous le statut de l’auto-entrepreneuriat étaient attendues pour l’ensemble de l’année 2009, on constate en fait que 120 000 auto-entrepreneurs se sont déjà déclarés lors de ce premier trimestre 2009 et que 70 % d’entre eux sont des hommes. On pouvait donc lire hier, dans le Figaro.fr, que le profil-type de l’auto-entrepreneur est un homme, de 40 ans en moyenne et qui exerce dans le conseil. Les femmes, comme dans les créations d’entreprises classiques où elles représentent 28 % (d’après l’Insee), restent donc minoritaires malgré les facilités octroyées par ce nouveau statut. Pourquoi ?

Mes soeurs, devenez patron !

A quel(s) niveau(x) se situe le blocage – si tant est que l’on puisse parler de blocage ? Est-ce au niveau même de la création proprement dite ? Y a-t-il un manque au niveau de l’information ou de l’accompagnement dans le projet ? Quid de la formation à la création ? De la recherche de financement pour son projet ? Est-ce à dire  finalement, et comme toujours, qu’il est plus difficile pour une femme, en tant que chef d’entreprise, de concilier vie familiale et vie professionnelle ?

Pourtant, face à la crise, le monde de l’entreprise pourrait très bien trouver son joker dans un vivier  très peu pris en compte et in fine particulièrement sous-exploité : les femmes musulmanes, diplômées ou non, exclues du monde de l’entreprise pour cause de « visibilité » et qui ont pourtant plus d’une carte à jouer.

J’appelle les femmes, ces femmes, à prendre leur envol, à forcer les portes qui ne sont plus qu’à moitié fermées. Comment ? En se tournant vers l’entrepreneuriat et en créant elles-mêmes leur emploi. Oui ! Vous avez une bonne idée et de la persévérance à revendre ? Des compétences et l’envie de travailler pour vous  ? Il est temps de vous lancer, immatriculez-vous et libérez votre potentiel entrepreneurial !

28 Rabbi al-Awwal 1431

Vendredi 12 Mars 2010

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