DAZAHID * Dites-le avec Zahid
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Tous les e-commerçants connaissent la loi Châtel entrée en vigueur avec fracas le 1er juin 2008. Cette loi dite « pour le développement de la concurrence au service des consommateurs » inclue 5 mesures concernant directement les commerçants du net comme dazahid.com :
1. « Indiquer, avant la conclusion du contrat, la date limite à laquelle il s’engage à livrer le bien ou exécuter la prestation de services »

2. « Fournir des coordonnées téléphoniques permettant d’entrer effectivement en contact avec le vendeur »

3. « Les moyens de communication permettant (…) de suivre l’exécution de sa commande, d’exercer son droit de rétractation ou de faire jouer la garantie ne supportent que des coûts de communication, à l’exclusion de tout coût supplémentaire spécifique »

4. Indiquer « l’existence d’un droit de rétractation, et ses limites éventuelles ou, dans le cas où ce droit ne s’applique pas, l’absence d’un droit de rétractation »

5. « Lorsque le droit de rétractation est exercé, le professionnel est tenu de rembourser le consommateur de la totalité des sommes versées, dans les meilleurs délais »

Source : Fevad / 2008

colis posteCrédit

Dans les conditions générales de vente des e-commerces sérieux, ces informations figurent de façon complète et claire (quoiqu’en surfant sur beaucoup de petites boutiques, on se rend compte que le respect de la Loi est parfois loin d’être une priorité… bref !).
Des coordonnées téléphoniques claires et non surtaxées, un remboursement complet du client si celui-ci fait valoir son droit de rétractation, très bien !
Petite réserve cependant sur la clause concernant le délai maximal de livraison. En effet, il s’agit là d’un facteur :) sur lequel les e-commerçants n’ont absolument aucune emprise.
Entre des petits colis envoyés en lettre prioritaire (à la demande du client… car évidemment question sécurité je privilégie amplement le Colissimo) et qui disparaissent dans la nature, des délais d’acheminement supérieurs à ceux annoncés par la Poste elle-même et des clients mécontents au bout de la chaîne : que fait-on ?
On rembourse évidemment le client en totalité ou on lui renvoie le même colis additionné de frais d’envois en Colissimo, ce qui secoue la trésorerie déjà fragile des petits e-commerçants ou des boutiques en plein lancement.

Du coup, j’ai préféré instaurer le Colissimo obligatoire, plus sécurisant pour le client et pour moi, grâce au numéro de suivi  même si en effet, il suppose un surcoût de 2.50 euros au moins et des délais de livraison… disons… euh… aléatoires.
Et vous, comment avez-vous traité cette question ?
Vous passez par un transporteur privé ?
Les 5 mesures touchant les acteurs de la VAD et du e-commerce
1. « Indiquer, avant la conclusion du contrat, la date limite à laquelle il s’engage à livrer le bien ou exécuter la prestation de services »
2. « Fournir des coordonnées téléphoniques permettant d’entrer effectivement en contact avec le vendeur »
3. « Les moyens de communication permettant (…) de suivre l’exécution de sa commande, d’exercer son droit de rétractation ou de faire jouer la garantie ne supportent que des coûts de communication, à l’exclusion de tout coût supplémentaire spécifique« 
4. Indiquer « l’existence d’un droit de rétractation, et ses limites éventuelles ou, dans le cas où ce droit ne s’applique pas, l’absence d’un droit de rétractation »
5. « Lorsque le droit de rétractation est exercé, le professionnel est tenu de rembourser le consommateur de la totalité des sommes versées, dans les meilleurs délais »
Source : Fevad / 2008

Stocker ses produits quand on a peu d’espace et peu de moyens. Quand on commence une activité de commerce en ligne à très petite échelle, avec des moyens réduits, et intentionnellement sans prêt bancaire, on en arrive bien vite à la problématique du stockage.

Etagère IKEA 3

1) Location d’un bureau à l’extérieur ?

Va-t-on louer un espace, un bureau, un local, un box ? Va-t-on devoir se déplacer quotidiennement si l’espace est situé à plusieurs kilomètres de son domicile pour revenir lors du déjeuner qu’on tient à faire en famille, pour déposer ses colis à la Poste, pour s’occuper de la maison quand le temps de préparation des commandes est fini (vers 12 heures) ?

Va-t-on devoir budgétiser cette nouvelle dépense de 500 euros, au bas mot, pour quelques mètres carrés qui  ne seront dédiés qu’à de l’entreposage ?

Dans ce cas, et au vu de la somme engagée pour un petit e-commerce débutant, on est bien tenté d’y déménager toute son activité afin de « rentabiliser » au maximum… mais dans ce cas, on perd justement tout le confort de vie que permet ce type d’activité : pouvoir s’occuper de ses enfants, préparer des repas puis surveiller leur cuisson entre deux mails, passer un coup de fil perso, faire un peu de rangement dans la maison avant  de passer une commande à un fournisseur ou de rédiger un billet pour son blog d’entreprise.

Cette question est encore plus cruciale quand on instruit ses enfants à la maison, soi-même ou avec un précepteur.

2) Solutions d’entreposage à domicile ?

Je fais partie de ces personnes qui sont à l’aise pour travailler chez elles, qui n’ont pas besoin de « coupure » avec la vie privée pour se mettre en travail et qui, au contraire, aiment assez ce « mélange des genres ».

Quelles sont alors les solutions dont on dispose pour cette problématique du stockage des marchandises ? Il y a deux questions à se poser selon la nature de votre activité et les selon le type de produits que vous entreposerez :

-puis-je exercer mon activité à mon domicile ?

-puis-je entreposer mon type de marchandise à mon domicile ?

Dans la plupart des cas c’est possible, à condition de respecter les réglementations spécifiques de votre profession (par exemple si vous fabriquez puis vendez des gâteaux en ligne et que vous entreposez donc des denrées alimentaires). Il faut aussi s’assurer que votre bail ou règlement de copropriété ne comporte pas interdiction d’exercice professionnel (pour plus d’informations sur ce sujet, cliquez ici).

Ainsi si :

-vous ne stockez pas de produits dangereux, toxiques ou inflammables (1), -le nombre de références de produits que vous vendez n’excède pas 100,

-le stock pour chaque produit n’excède pas 30 à 50 unités pour des produits peu volumineux (livres, savonnerie, bagagerie, huiles, etc.),

dans ce cas, il ne vous faudra que 4 à 8 m3 pour régler temporairement cette problématique de l’entreposage. Je dis « temporairement » car j’espère pour vous que votre activité se développera et nécessitera plus de place !

3) Pour un petit e-commerce, 4 à 8 m3 suffisent !

Un volume de 4 à 8 m3 pour du stockage, cela suppose un petit coin de pièce du sol au plafond, un dressing ou un séchoir dont on aura détourné la fonction première par quelques aménagements peu onéreux.

Personnellement, c’est ce que j’ai choisi de faire dans un petit séchoir non-illuminé, au sec et au frais.

Mais si vous habitez une maison : un coin de garage, de cave ou de bureau, des combles bien isolées et aménagées, une partie de votre buanderie feront très bien l’affaire pour commencer.

Rendez-vous donc chez « le Suédois » pour vous procurer :

-4 étagères en fer à 7 euros l’une. L’une pour accueillir les siwakscoffrets à thé, coffrets bien-être « Eclats de Sel » Miel, Avocat, Figue et Terre d’Oranger et les savons d’Alep :

Etagères IKEA

La seconde pour les cires orientales au sucre « halwa », les huiles végétales en spray, les masques tout-prêts à l’argile verte, les savons traditionnels à l’huile d’olive et la pierre d’alun en poudre :

Etagères IKEA 2

-des boîtes en plastique de différentes tailles et avec leur couvercle pour environ 20 euros le tout pour les articles plus délicats (amandes, argile verte concassée « tfal » et argile brune « ghassoul ») et les accessoires nécessaires aux emballages :

Boîtes en plastique IKEA

-et quelques planches de bois solides achetées ou récupérées qui seront montées jusqu’au plafond de votre espace et dont les interstices seront répartis en fonction de la taille des produits à y ranger  : valisette PIC NIC pour enfant, sacs pour petite fille et leur trousse assortie, sac bunny , porte-monnaies, et les livres « Jaddi Chrif raconte les Prophètes » ainsi que « Foulexpress« .

Etagères en bois récupérées

Ainsi, j’ai aménagé mon espace de stockage temporaire pour à peine 50 euros !


(1) Attention d’autres obligations s’appliquent. Référez-vous au Règlement Sanitaire Départemental (RSD) et aux Code de Santé Publique, Code Rural et Code de l’Environnement.


soldes1

Crédit

Chaque jour des dizaines de nouvelles boutiques de vente en ligne voient le jour alors que beaucoup d’entre leurs créateurs manquent cruellement d’informations, surtout en matière législative. Pourtant l’achat et la vente de biens et services sur Internet sont très encadrés et restent soumis à une réglementation particulière peu connue des novices, mais qu’il faut faire sienne en tant qu’e-commerçant et dont il faut tacher de suivre les évolutions.

Un exemple simple et comparable à ce que fait une boutique classique : les promotions, dont on ne peut pas improviser les règles ! Les règles du commerce électronique sont claires mais ont le désavantage (ou l’avantage, selon l’angle de vue…) d’évoluer rapidement. Et justement, dans notre exemple, la réglementation relative à la présentation des promotions des prix pour les sites internet marchands a été modifiée par un arrêté du 31 décembre 2008 disponible sur Légifrance. Ainsi, quelle que soit la forme de cette publicité, quels qu’en soient les auteurs et quels que soient les procédés de publicité utilisés ou les termes employés, toute publicité à l’égard du consommateur comportant une annonce de réduction de prix doit obéir aux conditions suivantes :

Article 1

[...]
Lorsqu’elle est faite sur les lieux de vente ou sur des sites électroniques marchands, l’étiquetage, le marquage ou l’affichage des prix réalisés conformément aux dispositions en vigueur doivent faire apparaître, outre le prix réduit annoncé, le prix de référence défini à l’article 2 ;

Article 2

1. Le prix de référence visé par le présent arrêté ne peut excéder le prix le plus bas effectivement pratiqué par l’annonceur pour un article ou une prestation similaire, dans le même établissement de vente au détail ou site de vente à distance, au cours des trente derniers jours précédant le début de la publicité. Le prix de référence ainsi défini peut être conservé en cas de réductions de prix annoncées de manière successive au cours d’une même opération commerciale, dans la limite d’un mois à compter de la première annonce de réduction de prix, ou au cours d’une même période de soldes ou de liquidation.
L’annonceur doit être à même de justifier, à la demande des agents visés à l’article L. 450-1 du code du commerce, par des notes, bordereaux, bons de commande, tickets de caisse ou tout autre document de l’ensemble des prix qu’il a effectivement pratiqués au cours de cette période.

2. L’annonceur peut également utiliser comme prix de référence le prix conseillé par le fabriquant ou l’importateur du produit ou le prix maximum résultant d’une disposition de la réglementation économique. Il doit, dans ce cas, être à même de justifier, auprès des agents visés à l’article L. 450-1 de code de commerce, de la réalité de ces références et du fait que ces prix sont couramment pratiqués par les autres distributeurs du même produit.

3. Dans le cas où un article similaire n’a pas été vendu précédemment dans le même établissement de vente au détail ou sur le même site de vente à distance, et où cet article ne fait plus l’objet d’un prix conseillé par le fabriquant ou l’importateur, les annonces de réductions de prix visées à l’article 1er peuvent être calculées par référence au dernier prix conseillé, sans que celui-ci ne puisse être antérieur à trois ans avant le début de la publicité.
Dans ce cas, l’annonce de réduction de prix portera, à côté du prix de référence, la mention « prix conseillé » accompagnée de l’année à laquelle ce prix se rapporte.
A la demande des agents visés à l’article L. 450-1 du code de commerce, l’annonceur doit être à même de justifier de la réalité de ce prix conseillé et du fait qu’il a été pratiqué.

Article 3

Tout produit ou service commandé pendant la période à laquelle se rapporte une publicité de prix ou de réduction de prix doit être livré ou fourni au prix indiqué par cette publicité.

Article 4

Aucune publicité de prix ou de réduction de prix à l’égard du consommateur ne peut être effectuée sur des articles qui ne sont pas disponibles à la vente ou des services qui ne peuvent être fournis pendant la période à laquelle se rapporte cette publicité.

Article 5

Est interdite l’indication dans la publicité de réductions de prix ou d’avantages quelconques qui ne sont pas effectivement accordés à tout acheteur de produit ou à tout demandeur de prestation de services dans les conditions annoncées.

Article 6

Tout vendeur de produit ou prestataire de services accordant des conditions de vente ou des conditions tarifaires préférentielles à des groupes particuliers de consommateurs doit en faire la publicité à l’intérieur de son point de vente ou sur son site marchand électronique.

Et combien sont-ils, parmi les e-commerçants, tous types confondus, à appliquer la règlementation en vigueur comme il se doit ?

25 Ramadhan 1431

Vendredi 03 Septembre 2010

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